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Navigations sur  » Fleur de Lys »

Par nemo19

Visiter Grenade,

Comme l’île est vraiment merveilleuse et ses habitants hospitaliers, nous décidons de faire une visite des « sisters », chutes d’eau se trouvant à une demi-heure en voiture de la marina de St Georges . 

Ce lundi matin nous quittons donc le voilier à l’aurore ( dix heures) pour prendre un taxi collectif afin de nous rendre  sur place. Un taxi collectif est une camionnette genre Toyota qui embarque 8 à 14 personnes à des tarifs très bas ; vous pouvez monter n’importe où et descendre de la même façon après avoir frappé trois coups sur le métal de la portière. Le système fonctionne dans presque toutes les Antilles et est vraiment performant et fiable. Pour un trajet de cette durée la prix sera de un euro par personne ; Imbattable donc.

Le véhicule est en général presque neuf et bien entretenu par son chauffeur .

Le seul bémol est la folie qui prend ce dernier une fois qu’il quitte le parking d’attente des clients.

         Ici, à Grenade, les routes sont dangereuses, mal entretenues et bordées d’habitations et de piétons. Malheureusement cela n’empêche pas les conducteurs de se comporter en chauffards et de rouler à toute allure au mépris du respect des vies humaines.

Nous voici installés et dès le démarrage je dis zut. Nous sommes conduits par le cousin de Schumaker. Avec ses 14 passagers, sur la trop sinueuse et étroite route de montagne nous sommes littéralement à fond. Soit sur les freins soit sur l’accélérateur. Le spectacle de la luxuriante nature est somptueux, mais je me demande comment on identifiera les corps étant donné que nous n’avons aucuns papiers d’identité avec nous.

Malgré la route sinueuse, nous parcourons le trajet en moitié moins de temps qu’il n’en faudrait pour le même sur une autoroute de France.

Ensuite, une fois descendus en vie, à mon grand étonnement,  les mots me manquent pour décrire l’enchantement de la végétation. Nous sommes dans les collines pluvieuses, encerclés par des centaines d’espèces de végétaux différents. C’est d’une beauté à faire pleurer. Tout respire le calme. Nous croisons une main d’agriculteurs paisibles et très souriants. Et en moins d’une heure nous parvenons aux chutes d’eau convoitées.

Très belles, nous les admirons et y nageons notre saoul et revenons sur nos pas.

Je comprends alors que le taxi «  aller » a surtout monté des côtes. Il roulait très vite, mais en montée. Et je suis un peu inquiet en pensant au retour qui nous attend.

Nous patientons au bord de la route lorsque surgit un taxico .

 Son conducteur nous voit et dans un grand cri des plaquettes de freins il s’arrête à notre hauteur et nous embarque. Ce n’est plus le cousin de shumi, c’est son frère fou. Je croyais avoir atteint le maximum de la frayeur à l’aller. C’était une erreur. Ici, en descente, il est impossible de ne pas y laisser sa peau . Nous rattrapons et dépassons même le frère de shumi que nous reconnaissons . J’en ris de peur. Mais une fois de plus ( mais combien en tout ? ) le véhicule arrive à sa destination en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire et nous en descendons abasourdis.

 

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Par nemo19

     Grenade,

 

Trois semaines, déjà.

Presque la moitié du temps disponible pour cette région a déjà fuit.

Mais les quelques îles de ce pays sont superbes . Les noms sont jolis dont certains en Français ; Cariacou, petite Martinique, rond Island, etc.

Nous avons choisi le nord cette dernière comme base . C’est une toute petite surface à dix nautiques de Grenade . Nous y sommes totalement seuls…….si nous oublions les dix familles de pêcheurs qui y habitent au sud et un voilier qui y passe quelques jours de temps à autre.

Il y a quelques jours nous avons été abordé par une petite barque menée par deux locaux. Très pauvres ils nous souhaitent la bienvenue ; Nous discutons et leur offrons une bière. Ils nous confirment qu’il n’ya a rien à craindre sur cet îlot et que de plus ils regarderont dorénavant si tout va bien pour nous.

L’eau y est claire et les poissons nettement plus gros que dans les autres lieux visités .  La plage, de sable blanc d’un coté et noir de l’autre est extraordinaire de beauté.

Seuls nos besoins en eau potable  nous en ont provisoirement chassé .

De retour à Grenade nous en avons profité par nous faire remarquer comme d’habitude .

Une marche suivie d’une fête est organisée. Beaucoup de navigateurs y participeront . Pour une fois nous aussi. Nous nous inscrivons et comprenons que nous devons nous trouver samedi à 15h00 à tel endroit pour prendre un bus. Il s’agit d’une marche suivie d’une fête . Nous réfléchissons et décidons de nous habiller cool mais très correctement pour l’occasion……….et nous nous retrouvons seuls « endimanchés » au milieu de presque trois cents personnes en short moche et sale. La promenade nous fait passer par des endroits absolument pas carrossables . Nous en reviendrons impeccables, dans les premiers, entourés rapidement par la multitude couverte de boue.

Tous les jours nous apportons des améliorations à notre cadre de vie. Nous venons de perfectionner nos moyens de récolter l’eau de pluie par le biais de notre protection contre le soleil. C’est très important car nous parvenons à récupérer parfois plus de 50 litres d’eau propre par averse. Et cela nous permet, après l’avoir versée dans nos réservoir de retarder le moment de passer à la «  pompe »

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Par nemo19

 

Nous voici à Grenade.

 

Samedi 13 août, vers midi nous quittions La Martinique pour parcourir les 170 milles marins qui nous séparaient de St Georges, capitale de l’île de Grenade.

La météo était prévue calme avec un vent de l’est nord est de 15 kts. Il devait lever une mer d’1m50, calme donc.

         Les prévisions étaient exactes et c’est vent travers arrière que nous parcourons les premiers 25 milles qui nous mènent travers de Sainte Lucie. Malheureusement, comme prévu également, le vent y cesse toute activité. Ne voulant à aucun prix effectuer des dizaines de milles au moteur, nous décidons de nous arrêter là et de ne repartir que dimanche matin, date à laquelle le vent sera définitivement établi.

 

         Bien nous en a pris car Éole ne se manifestera pas avant dimanche matin, en effet.

Ce dimanche 14 donc, nous levons l’ancre en espérant rejoindre notre destination d’une traite.

         Le temps passe très vite en voilier. Chaque heure voit notre trajet diminuer de 6 ou 7 milles, et le soir, malgré un courant de 1 kts dans le nez  nous avons déjà voilé plus de 100 nautiques depuis notre départ du port martiniquais du Marin. Mais il en reste encore cent car le courant cité plus haut va rallonger notre route d’une trentaine de milles.

 

         La  nuit tombe. La saison de charter, qui parsème la mer de petits feux de positons la nuit et d’une nuée de catamarans le jour est terminée et nous y sommes seuls. L’île de st Vincent est derrière nous et nous apercevons les lumières des Grenadines sur notre gauche. Au radar nous nous voyons entourés par de multiples et gros grains. Nous prenons un Ris dans la grand voile en prévision.

Mais nous serons chanceux ; Nous les verrons passer à gauche, devant derrière, à droite……mais aucun ne nous influencera.

        

         Véronique et moi nous relayons toutes les deux heures pour surveiller la marche de « Fleur de Lys «  et l’aube pointant son nez nous apercevons La Grenade à quelques milles. Nous y planterons notre ancre début de matinée.

 

         C’est une île magnifique. Les guides disent que si il ne faut en visiter qu’une sur toutes les Antilles, c’est celle là ; Et ils ont raison.

Les côtes, très découpées, ressemblent au Finistère mais le soleil en plus et la pluie en moins.

Les fonds y sont aussi dangereux et non accores. Il est donc indispensable d’y naviguer avec une très bonne carte et de très bons yeux d’autant que le balisage est inexistant.

 

         A l’heure ou j’écris ces lignes nous en sommes encore en phase d’exploration. Je ne manquerai pas de décrire cette région en détails dans quelques jours.

 

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Navigations sur Fleur de Lys

Par nemo19

Le tour des Yoles rondes de Martinique : une institution .

 

    Nous quittons la Martinique dans quelques jours. Mais, avant de partir nous aurons eu un dernier spectacle plutôt inédit.

 

     Chaque année en effet, une compétition autour de l’île rassemble une grosse quinzaine de yoles rondes …  Ce sont des embarcations d’une quinzaine de mètres de long, montées par plus d’une douzaine d’équipiers tous très costauds, non quillées ni lestées et propulsées par une seule voile carrée de près de 70m² en fonction du vent annoncé. Pas de gouvernail pour les diriger, mais une godille.

Ces embarcations dépendent donc d’une équipe de yoleurs et de soutien au «sol ».

 

     Ces équipes vont donc s’affronter durant une semaine avec chaque jour une étape de quelques heures afin de parcourir toute la circonférence de l’île.

 

Voilà pour la compétition.

 

Ensuite viennent les supporters……..

 

            Ils sont des dizaines de milliers à assister aux départs ou aux arrivées. Ils ont leurs favoris et s’entassent aux étapes dans les villages aménagés pour l’occasion en immenses foires où l’on peut boire et manger. 

 

Et puis viennent les bateaux suiveurs…….

 

            Ils sont près de 300……..Catamarans, voiliers et surtout embarcations à moteur remplies souvent de deux ou trois dizaines de supporters.

Ils suivent à la culotte les premiers.

Ils quittent la course dès que ceux-ci sont arrivés sans attendre que la dizaine d’autres concurrents terminent l’étape.       

 

Et puis viennent Fleur de Lys  et son équipage ……

 

            Désirant assister au passage de la course, et méfiants sur les aptitudes de marins des embarcations suiveuses, nous attendions le passage des yoles dans une baie jouxtant             l’arrivée de l’étape «  Fort de France / Anses d’Arlet ». Nous n’avons pas été déçus.

 

            A l’horizon passent les trois premières yoles entourées de plusieurs dizaines d’embarcations. Ils prennent sur la gauche pour entrer dans l’anse d’arrivée. Et soudain……..Une, non, des nuées de bateaux arrivent à toute vapeur vers nous. La mer est totalement couverte d’embarcations. Nous sommes secoués par des vagues énormes alors que le plan d’eau était totalement plat. Les martiens débarquent…….

            Dans un vacarme assourdissant, musique à fond, dansant et buvant plus que de raison, les passagers de ces esquifs demandent à s’approcher le plus possible de la plage pour pouvoir y débarquer……Et danser.

 

     Ils se trémousseront, sur du zouk jusque 4h00 du matin. Ensuite, dodo car à 10h00 le départ de la course les forcera à se lever pour tenter d’y assister.

 

     Pour ceux qui ne peuvent se déplacer la radio internationale locale paliera au fait.

     Presque toute la journée ce ne sont qu’émissions spéciales. Interview des participants, des supporters et des maires des communes accueillant les étapes.

L’un de ces derniers, emporté par son élan de sympathie et par un excès de rhum requalifiera d’ailleurs la modeste compétition locale en Championnat du monde des yoles rondes.

 

Un an déjà

Par nemo19

Un an de voyage,

Lundi 11 juillet 2011.

 Un an que nous avons quitté le port d’Ostende. Le temps a filé plus vite que je ne le pensais.

Dans quelques semaines nous quitterons La Martinique pour Grenade. La découverte de nouveaux espaces reprendra.

 En attendant je repense à mes sentiments lorsque nous longions, l’an passé, les côtes de la Grande Bretagne. J’avais un peu le vertige de tous les milles qu’il allait falloir parcourir. J’imaginais la traversée de Golfe de Gascogne et craignais la Transatlantique. J’avais le trac de tous  ces endroits nouveaux qu’il allait falloir apprivoiser et me demandais si je n’aurais pas été plus avisé de rester tranquillement à la maison.

Arrivés aux Canaries il  n’y avait plus de retour raisonnable  possible avec le voilier ; il fallait soit abandonner Fdl sur place, soit continuer. Heureusement, la question ne se posait pas. Dès Portosanto nous étions dans le rythme et n’avions pas du tout envie de faire un demi tour.

Malgré notre volonté, ce n’est pas si facile, au début,  de partir en permanence vers l’inconnu.

Ensuite, de port en port , de mouillage en mouillage on s’habitue à ne voir que des nouvelles têtes et des nouvelles coutumes. Puis on apprécie cette situation.

Nous rencontrons souvent des collègues de voyage. Certains très enthousiastes, d’autres échaudés par la difficulté de l’aventure voire de la mésaventure. Quelques uns disent que tout est très facile…….tant mieux pour eux. Personnellement je ne trouve pas que ce soit  facile de quitter même provisoirement ceux que l’on aime. Même pour faire que ce que l’on rêve depuis longtemps.

Le décompte a commencé. Nous sommes très sereins. Nous ne regrettons rien et n’avons aucun état d’âme à la pensée de la fin de ce voyage. En effet, partir c’est encore plus passionnant lorsque on a une date de retour.

 De plus, ce retour ne signifie nullement la fin des aventures de Fleur de Lys. Bien au contraire, nous avons l’intention  de naviguer encore plus qu’avant le départ……..et de repartir……..

Concrètement, nous serons un peu en hibernation jusque mi aout…….nous profitons à fond de la venue de Sandra et Andy qui repartirons à cette date . Ensuite ce sera une courte navigation jusque Grenade ( 28 heures) dans les environs de laquelle nous resterons jusque fin octobre afin de visiter tranquillement les îles qui la bordent.

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L’entretien d’un grand croiseur

Par nemo19

L’entretien de «  Fleur de Lys « .

     Pensez y avant d’acheter votre voilier. Serez-vous en mesure d’en assurer l’entretien tant financièrement que physiquement ?

     En effet, un grand croiseur nécessite un suivit très soigneux et constant. Plus il sera grand plus ce sera cher et fatiguant.

     Pour notre part, nous effectuons tous les travaux nous même . Nous n’avons encore jamais du faire appel à des techniciens extérieurs sauf pour la recharge en gaz de notre frigo . ( nous sommes à présent équipés pour l’effectuer nous même).

Malgré que nous ayons la  chance  de ne pas avoir d’innombrables soucis avec Fleur de Lys, les interventions sont constantes et si nous devions les faire effectuer par autrui elles seraient très dispendieuses.

Voici une liste presque exhaustive de tout ce que nous avons fait depuis mars 2011.

 

 

++Fin mai 2011 :

Nettoyage hors de l’eau de la coque et pose de quatre nouvelles couches d’antisalissure. Nettoyage de l’hélice et démontage du propulseur d’étrave pour remise en état.

Cout : 400 euros pour sortir et remettre à l’eau

            600 euros de produits divers

                 0 euros de Main d’œuvre ouf………. mais il aurait fallut payer plus de 1500 euros à un pro pour ce travail

En tout quatre jours de travail acharné. Une semaine entière de courbatures ensuite.

++Début mai 2011 :

Remplacement suite à usure d’une petite pièce en nylon qui protège l’étai de grand mat du frottement de l’enrouleur de génois.

Il faut, pour ce faire déposer l’enrouleur de génois, grimper donc deux fois dans le mat et démonter quelques pièces pour effectuer le remplacement.

Cout : 20 euros pour la petite pièce

              0 euro de MO mais nous aurions payé plus de 500 euros à un pro pour ce travail.

Une grosse journée à deux. Travail lourd et précis.

++Avril 2011 :

Entretien du moteur, changements filtres et vérification minutieuse des connexions, états des durites, etc. etc.

Cout : 60 euros de pièces et consommables

             0 euros de Mo mais nous aurions payé plus de 600 euros à une entreprise  pour effectuer ce travail à notre place.

Une petite journée de travail pour une personne.

++Mars 2011 :

Amélioration du système électrique. Pose interrupteurs, coupe batteries, et divers travaux électricité.

Cout : environ 150 euros de matériel divers

MO : 0 euros mais nous aurions payé plus de 700 euros pour faire effectuer ce travail par une entreprise.

 

++Mars 2011 :

Recherche de panne car pilote automatique se débranche automatiquement.

Vérification de toutes les tensions au voltmètre et résistances au ohm mètre.

Réparation de la panne ( fusible automatique ayant une trop grande résistance intérieure due à la corrosion ??)

Réparation par utilisation d’un autre fusible disponible.

Cout : 0 euros

Mo 0 euros mais ce genre de travail aurait été l’horreur car ce n’est pas certain qu’un «  pro aurait trouvé la panne sans d’abord nous proposer de changer le pilote lui-même.

Je pense que ce genre de problème aurait pu nous couter plus de 5000 euros si  nous avions confié le travail à une entreprise .

Une journée de travail pour deux personnes pour rechercher, ,trouver et remédier à la panne.

++Mars 2011 :

Vérification très minutieuse. ( visuelle  et au bruit )  de toutes les vannes reliant l’intérieur de la coque à l’extérieur de celle-ci.

Vérification de toutes les durites et de tous les tuyaux qui ont la même fonction. ( a noter que toutes ces vannes et tuyaux ont été changés avant notre départ).

Cout : 0 euros

Mo : 0 euros mais une entreprise n’aurait probablement même pas voulu se déplacer pour effectuer ce travail pourtant si important.

Une grosse demi journée de boulot pour deux personnes pour le faire convenablement.

 

Voilà, je m’arrête ici dans le compte à rebours de toutes les opérations de maintenance d’un grand croiseur qui navigue……….

Sachez que c’est vraiment un travail permanent que d’assurer ces opérations de réparations et d’entretiens. Il y va de notre vie.

 

Navigations sur Fleur de Lys

Par nemo19

     Encore 15 fois dormir et ce sera le départ  pour Grenade et ensuite les îles Grenadines.

     En attendant, nous naviguons en tous sens le long des côtes de Martinique. Rien de plus triste qu’un voilier en panne de navigation ; Donc, Eole étant là, nous levons les voiles au moins tous les trois jours .

Nous privilégions les navigations face au vent et sur mer très agitée afin de garder l’habitude de ces conditions.

     En effet, nous constatons qu’il est très difficile de larguer les amarres dans des conditions rudes lorsque l’on a passé trop de temps immobiles. Du reste, les «  trop «  nombreux voilier locaux qui squattent les anses ici le prouvent tous les jours. Leurs propriétaires ont souvent acheté le navire pour y vivre et naviguer. Malheureusement, la manque d’expérience et le phénomène expliqué ci-dessus font que presque toujours ils ne bougent plus ou presque plus du dernier mouillage effectué.

Ce faisant ils dévoient complètement la raison d’être d’un grand croiseur qui est de partir découvrir le monde et non de servir de caravane.

 C’est vraiment triste car en plus, tous ces voiliers définitivement à l’ancre gâchent quelque peu le paysage dans ces magnifiques criques des Antilles.

   La météo est agréable avec des températures de près de 35°, une mer dite très agitée ( bon ca va quoi) et un vent correct de force 5 à 6 .

 

Navigations sur Fleur de Lys : l’aventure continue…..

Par nemo19

Naviguer

 

Naviguer, naviguer et naviguer encore…………

Nous ne faisons que cela. Après le carénage nous  larguions les amarres  directement sur les Saintes ou nous passions deux nuits dans un mouillage de rêve ( voir notre site,  les photos y sont). Ensuite, direction La Dominique à 30 milles de là. Après une petite  journée de près très serré nous y avons atterri juste avant la tombée de la nuit accueillis par les «  fameux » vendeurs locaux en barquette.

Ces vendeurs sont souvent une vraie plaie . En effet, ils vous abordent déjà à deux milles des côtes pour vous proposer qui des fruits, qui un tour à terre en voiture etc.  Le tout à des tarifs prohibitifs . Si ils sont presque tout sourires lorsque ils vous marchandent, le masque tombe parfois très vite lorsque, très poliment et diplomatiquement, vous refusez. Auquel cas certains peuvent devenir agressifs voir limite insultants.

Notre attitude est de ne jamais faire appel à eux pour quelque tâche que ce soit.

Nous n’avons pas mis pied à terre en Dominique et sommes repartis au petit matin pour la Martinique.

Là ce fut une longue navigation de 80 milles au près serré, toujours, dans une mer de 1m30 et grâce à un vent de 15 kts juste assez de travers pour arriver à notre anse préférée ( Anse d’Arley) en un seul bord.

+++++Pour les néophytes, au « près serré « signifie que nous remontons le vent le plus près possible pour le voilier. Pour nous c’est à 30° du vent apparent que se situe la limite lorsque la mer n’est pas trop grosse. ( le vent apparent est la composante du vent réel et de celui crée par la vitesse su voilier).+++++

         A l’heure où j’écris ces lignes, nous sommes en train d’avitailler Fleur de Lys pour les prochains jours que nous passerons dans des mouillages pas encore visités à la Martinique.

Ensuite, début juillet nous rejoindrons les Iles du Sud non encore visitées par nous.

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Notre site : www.voilierfleurdelys.com

Nous joindre : voilierfleurdelys@live.be

Malgré un nombreux courrier, nous répondons à tous les mails avec un immense plaisir.

 

Navigations sur Fleur de Lys

Par nemo19

Fleur de Lys au carénage .

 

    Midi, jeudi dernier.

Fleur de Lys vole sous une grue pour regagner la terre  ferme. En effet, nous allons caréner la coque qui en a grandement besoin. Si nous la nettoyons sous l’eau, moins de quinze jours après nous ne voyons plus trace du travail accompli.

Ce n’est pas vraiment notre activité  préférée, mais dans ces mers chaudes il est nécessaire d’enrayer la prolifération d’organismes marins de toutes sorte sur notre carène.

Vers 13h00 le voilier est sur un ber et immédiatement nous nous mettons tous au travail.

Nettoyage de la coque au karcher. Ponçage de toute la surface au papier de verre et à l’eau. Et brossage – rinçage pour éliminer toutes traces résiduelles. Le temps de tout faire et il fait nuit.

 

 

     Vendredi.

  A 8 h00 nous posons la couche de primaire qui va permettre aux produits anti-organismes marins de  bien accrocher.

         C’est une tâche assez longue à faire d’autant que nous apportons également quelques réparations à la quille qui présente quelques traces de corrosion.

           Nous mettrons 4 couches d’anti-salissures ( 15 kg de produits) . Et même plus de six aux endroits qui souffrent comme les angles et l’étrave. C’est vraiment un travail atroce lorsque il y a plus de 35° à l’extérieur, mais le résultat en vaut la peine.

Dimanche.

Ce dimanche matin tout est terminé et nous pouvons nous atteler au nettoyage et rangement de tout le fatras qui a été nécessaire à cette œuvre. Incroyable les kilos de matériels sortis des coffres .

Demain nous retournons à l’eau et reprendrons la mer en directions des « Saintes » pour y attendre le vent qui nous permettra de rejoindre la Martinique.

 

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Par nemo19

     Mardi matin.

 

     Nous quittons La Guadeloupe vers 8h00.

 Destination l’Ile de Montserrat.

 Située à 55 milles de notre mouillage, le sud en est complètement dévasté par le réveil de son volcan il y a une dizaine d’années. Depuis les éruptions se succèdent et les habitants, sauf 3000 d’entre eux, ont cherché refuge sur les îles voisines.

     C’est une navigation vent arrière sous force 5 à 6 qui nous pousse en quelques heures à proximité des rivages de ce qui me semble être une montagne dévastée posée sur l’eau.

Je n’avais jamais vu une île volcanique en activité. C’est très impressionnant. Nous arrivons par le sud, justement le lieu du désastre. Tous est gris sur des centaines et des centaines d’hectares. De temps en temps nous devinons des habitations par leurs toits qui dépassent de la poussière. C’est Pompéi au 21éme siècle.

Portés par Éole, nous progressons vers le  nord, lieu prévu pour l’atterrissage. Nous distinguons le cratère principal et sentons l’odeur de souffre, caractéristique. Arrivés dans la rade ou nous nous ancrons milieu d’après midi, nous voyons les propriétés de ceux qui sont restés sur place tentant de faire revivre leur pays.

Ce ne sera pas facile, il n’y a que très peu de tourisme et il règne une ambiance léthargique qui n’aidera pas à la reconstruction.

Nous ne descendrons pas à terre, c’est trop cafardeux.

 

Mercredi.

 

     Ce matin nous avons pris la décision de retourner sur nos pas. En effet, la saison des cyclones avance à grand pas et nous ne désirons pas nous éloigner trop des grenadines, seul refuge presque sûr en cas de coup dur.

Nous laissons donc nos amis, Valérie et Benoît continuer seuls vers l’ouest tandis que nous montons l’ancre pour une difficile journée de près serré.

Heureusement, Fleur de Lys remonte bien au vent. Malgré une mer de deux mètres de face et un vent à 60 ° ( réels) force 5 nous faisons route directe sur le mouillage de Des haies, en Guadeloupe.

     Nous sommes bien secoués, mais nous progressons contre la mer et le vent à plus de six kts.

     Les heures passent à se tenir et contempler l’océan. Soudain, vers 15h00, un choc terrible. Nous venons de heurter une grosse baleine. L’élan du voilier a été brisé net. Le temps qu’il ré-accélère nous la voyons, énorme, se tordant sur elle-même en perdant beaucoup de sang. Nous sommes atrocement désolés. Mais il n’y a plus rien à faire et il est impossible de prévoir un tel évènement.

     A la nuit nous entrons dans la baie où nous nous ancrons non sans être passé à un cheveu d’un très grave accident.

En effet, la commande du guindeau électrique s’est subitement mise à fonctionner toute seule. ( court-circuit). L’ancre remonte toute seule. Véronique a manqué y laisser un bras.

 

     Ce n’est pas la période de notre capitaine, puisque jeudi matin, revenant des courses, elle a manqué se noyer en tombant de l’annexe avec son sac sur le dos.

Tous est à l’eau y compris les passeports…..mais Elle est remontée….ouf.